jeudi 9 février 2012

Orange: Une offre sociale Internet à 23 euros

Selon une information de l’AFP, Orange a lancé jeudi une offre sociale à 23 euros pour la téléphonie fixe et l'internet «illimité», destinée aux bénéficiaires du RSA, répondant aux conditions fixées par le gouvernement comme l'opérateur s'était engagé à le faire en septembre dernier.
2 millions de bénéficiaires potentiels

«Cette offre respecte le cahier des charges fixé par le gouvernement le 21 septembre 2011. Il s'agit de la première offre à bénéficier du label 'Offre sociale de l'Internet'», se sont félicités le ministre de l'IndustrieEric Besson et le secrétaire d'Etat à la Consommation Frédéric Lefebvre dans un communiqué.

Pour 23 euros par mois, les allocataires du revenu de solidarité active (2,02 millions d'allocataires à la fin juin 2011) auront un «accès illimité à internet et à la téléphonie fixe, box comprise», sans caution ni frais d'activation, et sans engagement de durée, c'est à dire résiliable à tout moment sans pénalités. Toutefois, pour les nouveaux clients non-raccordés au réseau de France Télécom, il faudra ajouter les frais dus à la construction d'une nouvelle ligne téléphonique, qui reviennent à 69 euros selon France Télécom.

Le débit internet ira «jusqu'à 20 mégaoctets» dans les zones où cela est possible. Quant aux appels, ils sont limités à 3 heures par appel et à 250 correspondants différents par mois. L'abonnement à cette offre sociale est reconductible tous les ans sur présentation d'un justificatif. En cas de défaut de paiement, la ligne sera maintenue trois mois en permettant de recevoir des appels et de passer des appels d'urgence

Google s'apprête à lancer son service de stockage sur le «cloud»

Selon le Wall Street Journal, Google s’apprête à lancer Drive, son service de stockage en ligne concurrent des iCloud et autres Dropbox. 

Vous pourrez bientôt utiliser Google Docs, Gmail, YouTube et… stocker vos documents grâce à un nouveau service de Google : Drive. A l’instar d’un iCloud ou d’un Dropbox, le futur service de Google pourra stocker vos données (photos, vidéos, etc.) puis vous les dispatcher sur vos différents périphériques mobiles. 
« Le service Google, attendu dans les semaines ou mois à venir, sera gratuit », précise le quotidien économique américain Wall Street Journal. Le business model n’est pas encore connu, mais il est plus que probable que Google proposera un service gratuit, puis payant lorsque l'on demande davantage d’espace. D’ailleurs, on ne sait pas combien d’espace sera alloué gratuitement à chaque abonné pour le moment. 
Finalement, l’information n’est pas étonnante. Et on se demande même pourquoi un tel service n’a pas vu le jour plus tôt chez Google. Toutefois, en remontant jusqu’en 2006, on se souvient que Larry Page avait travaillé sur un service mort-né… «G-Drive», que l’on nommait également « Platypus » à l’époque. 
En 2007, deux étudiants du MIT lançaient quant à eux Dropbox, la solution aux (presque) 50 millions d’utilisateurs qui met à disposition 2 Go (et depuis peu jusqu'à 5 Go par paliers) d'espace de stockage gratuit avec synchronisation automatique avec un ou plusieurs PC. Google a ignoré cette opportunité… mais il devrait se rattraper, comme toujours. 

mercredi 8 février 2012

Google veut vous payer pour vous espionner

 Via un programme test, l'entreprise veut, sur la base du volontariat, analyser les habitudes de surf avec plus de précisions...

Hadopi, cookies, remarketing... Nous sommes déjà fliqués en ligne. Mais Googletente une approche différente: l'entreprise lance un programme pilote pour rémunérer les internautes acceptant d'installer un programme sur leur PC ou une «boîte noire» sur leur réseau. «Vous partagez alors avec Google les sites que vous visitez et la manière dont vous les utilisez», explique l'entreprise.
Pour participer, il faut avoir plus de 13 ans et utiliser le navigateur Chrome (avec une extension spéciale). Google ne précise pas si la France est concernée (nous les avons contactés et attendons une réponse).

Jusqu'à 15 euros par mois

Pour l'extension de Chrome, la carotte n'est pas très attirante: un bon d'achat Amazon de 5 dollars à la signature, puis 5$ tous les trois mois, dans la limite de 25 dollars (18 euros). En revanche, en fouinant, Ars Technica a trouvé un autre programme, sur lequel Google ne communique pas: l'installation d'une boîte noire, conçue par Cisco, qui analyse le trafic entrant et sortant. Là, c'est 100 dollars à la signature, puis 20 dollars (15 euros) par mois.


Reste la question à 100.000 dollars: à quelles données Google a-t-il exactement accès, et quelle utilisation en fera-t-il? Selon les informations légales, Google peut partager les données avec «des institutions académiques, des publicitaires, des éditeurs et des réseaux partenaires». Elles peuvent être «personnellement identifiables», à l'exception des sites en https (sécurisés) et du surf en mode «incognito». Pour ceux deux derniers cas, les données sont toujours collectées, mais rendues anonymes.

Les habitants de Villeperdue gagnent à être raillés


ORLEANS, Loiret (Reuters) - Une publicité moquant Villeperdue, un village du centre de la France, a suscité l'émotion de ses habitants, qui vont finalement bénéficier d'un geste commercial peu ordinaire.

Le message publicitaire, diffusé sur les radios au moment des soldes, expliquait qu'un célèbre distributeur d'électroménager pouvait livrer et installer à domicile, partout en France, et "même si vous habitez à Villeperdue, dans le 37".
"Le message n'est pas forcément élogieux pour la commune et ses habitants", déclare Roland Mariau, le maire de ce village d'un millier d'habitants situé en Indre-et-Loire. "J'ai donc décidé d'appeler les magasins Darty en leur demandant de faire un petit geste commercial".
L'agence de communication à l'origine de cette campagne publicitaire dit comprendre l'émoi des habitants.
"Ce doit être étonnant d'entendre à la radio le nom de son village, surtout si celui-ci n'est pas forcément touristique", explique Christophe Dufour, directeur de l'Agence H.
"Pour tout vous dire, nous cherchions un nom qui rappelait Trifouillis-les-Oies", du nom de ce village fictif symbolisant le trou perdu. "Mais cette fois-ci, contrairement aux autres campagnes publicitaires, nous voulions le nom d'un village existant réellement".
Alerté par le maire du village et par des Villeperdusiens via les réseaux sociaux, l'enseigne s'est dite prête à un geste commercial.
"Nous allons prolonger ce partenariat avec Villeperdue en offrant à l'école du village du matériel informatique et un rétroprojecteur", assure Laurent Grenier, directeur de la communication du groupe. "Si nous sommes régulièrement sollicités pour du matériel informatique, c'est la première fois qu'une telle aventure nous arrive."
Le maire, qui doit désormais finaliser ce contrat moral, se dit satisfait du dénouement.
"Ils ont présenté leurs excuses et fait un geste commercial sympathique, que demander de plus?", explique Roland Mariau.
"Avec notre nom, nous sommes habitués aux petites moqueries, comme ces gens qui disent que les habitants de Villeperdue s'appellent les introuvables".
Mourad Guichard, édité par Yves Clarisse

Free condamné à 100.000 euros d'amende pour «pratiques commerciales trompeuses»

Free a été condamné à 100.000 euros d'amende et 40.000 euros de dommages et intérêts pour «pratiques commerciales trompeuses» sur une offre d'accès soi-disant «illimitée» à internet, après une enquête menée en 2007, a annoncé mercredi la DGCCRF.L'opérateur internet du groupe Iliad, sur ce marché depuis 2002, «proposait en effet un forfait 'Internet haut débit illimité' attractif, alors qu'il avait parallèlement mis en place un dispositif de limitation du débit, au détriment de ses clients non dégroupés», souligne l'organe public de répression des fraudes dans un communiqué.«Le dispositif visait à contenir le trafic, réduisant ainsi la bande passante achetée à l'opérateur historique» France Telecom, explique la DGCCRF. La condamnation, rendue mardi par le tribunal correctionnel de Paris, fait suite à une enquête de l'administration qui proposait des suites pénales. Les dommages et intérêts ont été versés à l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, qui avait déposé plainte dans cette affaire.
© 2012 AFP

Facebook s'engage à supprimer définitivement vos données

Après avoir rencontré lundi le collectif Europe vs Facebook, très critique envers la politique du site, des responsables du réseau social se sont engagés à revoir leurs pratiques en matière de vie privée..

Max Schrems attendait une réaction de Facebook depuis longtemps. L’Autrichien de 24 ans, étudiant en droit, est l’un des fondateurs du collectif Europe versus Facebook et est en guerre contre le réseau social depuis l’été dernier. Après avoir pris connaissance de la totalité des informations personnelles le concernant que le site conservait  (un fichier PDF de 1.220 pages…), il s’était rendu compte que Facebook gardait tout sur ses serveurs, y compris les messages qu’il avait effacés depuis longtemps. L’Autrichien a donc adressé l’an dernier 22 plaintes à l’autorité de protection des données en Irlande (DCP), pays où se trouve le siège international de Facebook.
Suppression définitive des données et consentement préalable
Lundi, le face à face entre Facebook et Max Schrems a enfin eu lieu. Deux représentants du réseau social se sont rendus à Vienne pour rencontrer plusieurs membres de Europe vs Facebook. L’entreprise s’est engagée à l’issue de la rencontre à modifier certaines de ses pratiques, par exemple supprimer de manière définitive ce que les membres du réseau social veulent supprimer (c’est-à-dire aussi bien sur l’interface que sur les serveurs du site), et demander aux utilisateurs un consentement explicite lorsque des données personnelles doivent être réutilisées. Deux points que l’Union européenne souhaite justement mettre en avant lors de la révision de sa directive relative à la protection des données, obsolète aujourd’hui puisqu’elle date de 1995 et n’a jamais été revue depuis.
Max Schrems a également expliqué que Facebook devrait communiquer quel type de données il stockait réellement sur ses serveurs. «Nous avons pu obtenir des informations, plus que nous n'attendions, et nous pensons que les choses avancent dans la bonne direction», a déclaré l’étudiant lors d'une conférence de presse au lendemain de la réunion de concertation. Son collectif a ainsi estimé qu’elle a été «constructive». Toutefois, le processus va prendre du temps, et le collectif reste sur ses gardes.

mardi 7 février 2012

Facebook: Certaines photos supprimées sont toujours en ligne


Dans plusieurs cas, une copie du fichier se trouve encore sur les serveurs du site et il suffit d'avoir conservé son lien direct pour afficher l'image pourtant supprimée d'un profil depuis plusieurs années...

Cela fait trois ans que le site spécialisé Ars Technica dénonce cette «faille» de la part de Facebook. En 2009, la révélation avait déjà créé la polémique: lorsqu’un utilisateur de Facebook supprimait une photo sur sa page, celle-ci pouvait toujours être retrouvée grâce à sa copie mise en cache sur les serveurs CDN (Content Delivery Network). Un an plus tard, le constat était le mêmeFacebookavait alors assuré que le problème serait rapidement réglé.
Pourtant, rien n’a changé aujourd’hui d’après Ars Technica, qui fait le point cette semaine dans un article intitulé «Plus de trois ans après, les photos Facebooksupprimées sont toujours en ligne». Le site a fait un test. En cliquant sur un lien, l’auteur de l’article a pu voir une photo, pourtant supprimée d’une page Facebook en mai 2008. Il a vérifié avec des photos de ses amis ou de lecteurs qui lui avaient envoyé des URL en se plaignant. Le problème est clair: les images ont beau disparaître de l'interface du réseau social, une personne qui a récupéré son URL au préalable peut toujours y avoir accès.